EFRACAM

Participation d’EFRACAM à la 1ère édition du Dialogue Africain Permanent 2026 organisé par le Conseil International de Dialogue et de Partenariat (CIDP). Mardi, 28 avril 2026 | Palais des Congrès de Yaoundé.

Thème général: « Jeunesses et Migrations : structurer et financer durablement les systèmes jeunesse africains »

EFRACAM a participé en distanciel dans le Panel 2: « Investissement de la Diaspora africaine dans les secteurs porteurs de croissance et bonnes pratiques »

Maxence ANSEL, Conseillère régionale d’Ile-de-France et 1ère Vice-Présidente d’EFRACAM a représenté à cette table ronde le Président d’EFRACAM Pierre De Gaétan NJIKAM, Adjoint au Maire de Bordeaux, Vice-Président de Bordeaux Métropole; Chargé des Coopérations Européennes et Internationales.

  • Elle a rappelé ce qu’est EFRACAM, et mis en exergue la singularité de notre association
  • Elle a rappelé l’ancrage territorial d’EFRACAM à travers son maillage de délégués régionaux et relevé l’importance des « territoires » dans les dynamiques de circulations et donc de migrations 
  • Elle a fait savoir que le « jeunesse » est au cœur de notre action,
  • Elle a mis l’accent sur la dynamique partenariale : collectivités, chambres de commerce et clubs d’entreprise ; entreprises engagées à l’exemple du Groupe Castel qui soutien l’entreprenariat innovant des jeunes en Afrique via son Prix Pierre Castel.
  • Elle a rappelé qu’au-delà des actions d’accompagnement individuel, EFRACAM s’emploie à structurer une offre d’accompagnement des jeunes de la diaspora camerounaise en France, mais aussi des jeunes au Camerounais (partenariat avec France volontaires, Organisme de formation) 
  • Efracam : fonds d’initiatives Jeunesse en faveur du Volontariat au Cameroun – Fonds d’engagement au sein des structures de la diaspora camerounaise en France.

 

Maxence Ansel, Conseillère régionale d'Ile-de-France 1ère Vice-Présidente d'EFRACAM

« Nous vivons un moment décisif. L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune du monde. Elle est aussi profondément connectée, mobile, ouverte »
Et elle peut compter sur une diaspora dynamique, engagée, présente sur tous les continents.

Mais derrière cette force, un paradoxe persiste.
Nos jeunes continuent de migrer, souvent par nécessité. Nos territoires peinent à créer des opportunités suffisantes. Et les ressources considérables de notre diaspora restent encore trop peu orientées vers la transformation de nos économies ». Maxence Ansel, 1ère Vice-Présidente d’EFRACAM

Comment les transformer ces réalités en opportunités ?

Pour la 1ère Vice-Présidente d’EFRACAM, la réponse tient en une conviction simple :
 » La jeunesse, la migration et la diaspora ne sont pas des défis séparés.
   Ce sont les trois piliers d’un même projet de développement.
Pour réussir, nous devons changer d’échelle. Nous devons passer de projets isolés
à de véritables systèmes jeunesse durables.
Des systèmes capables de : former, financer, accompagner, protéger, et connecter les jeunes aux opportunités, ici et ailleurs.
Mais ces systèmes ne fonctionneront pas sans un acteur clé : la diaspora africaine.
 
Aujourd’hui, la diaspora finance déjà nos économies. Elle soutient les familles. Elle construit des logements. Elle crée des activités.
Mais soyons lucides : L’essentiel de ces investissements reste concentré dans des secteurs à faible transformation économique.
Pendant ce temps, les secteurs les plus stratégiques pour l’emploi des jeunes (l’agriculture moderne, l’industrie, l’entrepreneuriat structuré, le numérique) restent insuffisamment financés.
 
Le défi n’est donc pas le manque de ressources. Le défi est de mieux orienter, structurer et sécuriser ces ressources.

Nous devons créer des mécanismes concrets : des fonds d’investissement dédiés à la jeunesse, des dispositifs de co-investissement avec la diaspora, des incitations fiscales claires, des cadres simples, transparents et fiables.
 
Car sans confiance, il n’y aura pas d’investissement durable ».
 
Maxence ANSEL a aussi insisté sur un point essentiel : les femmes de la diaspora.
« Elles sont au cœur de cette dynamique. Ce sont elles qui soutiennent les familles, financent l’éducation, investissent dans la santé, et créent des activités économiques.
Leur impact est immense. Et pourtant, il reste insuffisamment reconnu.
En levant les obstacles qu’elles rencontrent, nous pouvons démultiplier l’impact de chaque investissement. Investir dans les femmes de la diaspora, c’est investir dans la jeunesse, dans les familles, dans les territoires ».

ET LE LOCAL?
 
Pour la 1ère Vice-Présidente d’EFRACAM, cette transformation des réalités ne se fera pas uniquement au niveau national. Elle se joue d’abord au niveau local.
Ce sont les collectivités territoriales qui connaissent les besoins des jeunes, qui identifient les diasporas d’origine locale et peuvent transformer les intentions en projets concrets.
 
Les élus locaux ont aujourd’hui un rôle stratégique : – organiser les écosystèmes jeunesse -diaspora ; – attirer et sécuriser les investissements, – créer des opportunités économiques locales.
Ils doivent passer : de la gestion administrative à l’animation d’écosystèmes, de projets ponctuels à des stratégies territoriales, d’une diaspora symbolique à une diaspora partenaire économique.
 
Notre ambition doit être claire : construire un écosystème intégré où un jeune peut se former, travailler, circuler, revenir, investir ceci sans rupture.
Un écosystème où la migration devient un choix. Un écosystème où la diaspora devient un moteur. Un écosystème où chaque territoire devient un pôle d’opportunités.
Pour y parvenir, nous devons agir ensemble ».

De la part des organisateurs de cette 1ère édition du DAP autour du thème: « Jeunesses et migrations : structurer et transformer durablement les systèmes jeunesses africains »: Ce qu’on pouvait retenir:
– renforcer la collaboration interinstitutionnelle|Diaspora|regionale|intracontinentale,
– capitaliser les bonnes pratiques,
– assurer un suivi régulier des programmes, projets financés,
– encourager la formation continue,
– promouvoir l’usage des outils numériques.

▪️LES 10 RECOMMANDATIONS MAJEURES — DAP 2026

R1 — Opérationnaliser la libre circulation en zone CEMAC
Rendre effective la libre circulation au-delà des textes : passeports CEMAC, carte étudiante CEMAC, accessibilité des cartes de séjour, brigades mixtes aux axes frontaliers.

R2 — Créer un Marché continental africain des talents
Adosser à la ZLECAf un marché structuré de circulation intra-africaine des cerveaux, avec harmonisation des certifications, visas professionnels et reconnaissance des diplômes étrangers.

R3 — Instaurer des contrats de mobilité circulaire et favoriser l’excellence
Formaliser la mobilité temporaire (contrats à durée déterminée, passeport éducatif numérique) ; favoriser explicitement la mobilité circulaire dans l’éducation, la recherche et les secteurs d’excellence.

R4 — Créer des incitations fiscales et économiques au retour productif
Fonds de compensation, amélioration de l’offre d’investissement, facilités de transfert de technologies et de compétences entre diaspora et États.

R5 — Fédérer la diaspora autour d’une plateforme d’investissement collectif
Plateforme continentale pour investissements multidimensionnels ; double nationalité avec encadrement juridique ; accords de réciprocité (modèle Canada).

R6 — Réformer la gouvernance et valoriser l’expertise locale
Réforme des grilles salariales, amélioration des conditions de travail, adéquation formation-emploi, déconstruction du réflexe d’expertise extravertie.

R7 — Inclure les jeunes dans les décisions et faciliter leur financement
Young politics transversale : jeunes dans les comités de décision, quotas décisionnels, guichet unique pour projets jeunes, simplification de l’accès aux financements entrepreneuriaux, mobilisation des opportunités de la BDEAC, dispositifs de mentorat migratoire (partage d’expérience).

R8 — Renforcer la protection des migrants et des étudiants
Missions diplomatiques protectrices, soutien aux collectivités territoriales, approche humanitaire de la migration, protection spécifique des filles contre le harcèlement en contexte migratoire.

R9 — Déployer le numérique au service de la mobilité et de l’information
Plateforme numérique permanente de recueil des préoccupations des jeunes, systématisation de l’accès aux opportunités économiques et éducatives, passeport éducatif numérique.

R10 — Institutionnaliser la capitalisation et le suivi du DAP
Points focaux dans les institutions scolaires et universitaires, réintégration de l’éducation civique dans les programmes culturels, densification des cadres de concertation, capitalisation formelle des acquis du DAP

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